| Test: Projecteur LCD Panasonic PT-AE 700 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Le LCD au rapport de contraste miraculeux | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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L'exemplaire sur lequel nous avons fait nos tests nous a été prêté par : www.dvdplayer.de |
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Même après notre annonce d'un prochain test du projecteur, la pression a été forte pour que nous présentions nos conclusions sur cet appareil. Quasiment aucun projecteur n'a généré une telle impatience. Deux raisons à cela un prix alléchant et des spécifications constructeurs pleines de promesses.
Dans notre article consacré au tuning de l'appareil nous avons déjà pu nous intéresser à la justesse de la colorimétrie ainsi qu'au niveau du contraste. Dans le test qui va suivre nous rentrerons plus en détails sur tous les caractéristiques de l'appareil.
Les derniers projecteurs Panasonic étaient construits sur la même base. Ce qui rendait difficile leur différenciation. Le PT-AE700 arrive avec un design complètement nouveau, et à nos yeux il est particulièrement réussi. La coque du projecteur est de couleur argent et ses dimensions : 335mm
x 270mm x 104mm le rendent sensiblement plus volumineux que son prédécesseur.
Une utilisation nomade est possible mais avec un poids de 3,6 kg on ne
peut pas dire qu'il soit particulièrement léger. La grande
optique, qui a été équipée en supplément
d'un Lens-Shift, est assez surprenante.
Les matériaux utilisés donnent une impression de grande qualité, et surtout supérieure à la moyenne à ce tarif.
1.1 Point technique (Know
How Link ici) Le coeur du projecteur composé de trois panneaux LCD (chacun pour une des couleurs primaires) est similaire à celui de son prédécesseur.
C'est la firme EPSON qui les fabrique et avec une résolution de 1280x720 ils permettent une image de très haute résolution compatible avec les signaux haute définition. Pour notre signal PAL (720x576) cette résolution semble disproportionnée, mais ainsi le PTAE-700 est paré pour l'avenir, ce qui constitue un point particulièrement positif. Pour éclairer les panneaux LCD on trouve une lampe UHM de 130 Watt annoncée avec une durée de vie de 2000 à 3000 heures, détail qui rapporté à son prix en fait une lampe bon marché.
Lorsque viendra l'heure de son remplacement, cette manoeuvre ne présentera aucune difficulté: sous le projecteur l'emplacement de la lampe est facilement accessible à l'aide d'un tournevis.
Dans l'image ci-dessus, on distingue l'emplacement de la lampe mais également le cheminement utilisé par la lumière. Ce genre de lampe nécessite une aération adéquate. Sur la base des exigences du client sans cesse croissantes, celle-ci doit travailler le plus silencieusement possible. Panasonic s'est acquitté de cette tâche et a inséré dans le châssis de l'appareil des orifices d'évacuation plus grands. Ils permettent un fonctionnement des ventilateurs à faible régime et donc contribuent à baisser le volume. Le concept fonctionne : le PTAE700 fait partie des projecteurs les plus silencieux que nous avons testé : déjà dans le mode de lampe normal l'aération travaille discrètement. Si on enclenche le mode économie de lampe, le volume sonore est encore atténué et le projecteur de Panasonic devient si silencieux que son bruit de fonctionnement n'est plus perceptible même dans les scènes de film les plus calmes. Il ne sert à rien pour un projecteur de home cinéma d'être encore plus silencieux. Néanmoins il convient de signaler un point important : lorsque le projecteur est monté au plafond, la ventilation est plus forte et donc plus bruyante que lorsque l'appareil est positionné sur une table. Ce point est facilement explicable. L'air chaud monte. Lorsque le projecteur est posé sur une table il ne court pas le danger qu'il aspire à nouveau l'air chaud qu'il a produit. Si le projecteur est monté au plafond, il est possible que l'air chaud qu'il éjecte soit à nouveau aspiré par ses orifices de ventilation, c'est pour cette raison que la ventilation est amplifiée.
L'air froid nécessaire est aspiré par le côté gauche. Afin qu'aucune poussière dérangeante ne s'insinue dans le chemin de la lumière, un filtre à air qui doit être nettoyé de temps en temps se trouve ici.
Le filtre est composé de deux couches (1x couche de microfibre, et 1x de produit alvéolaire) et même si nous n'avons pu tester la résistance de cette protection dans le temps, nous pouvons dire qu'à l'aide de ce type de protection le risque de poussières parasites est minimisé.
Si on ouvre le couvercle de protection de l'appareil, on découvre ceci :
La construction interne est ainsi mise en évidence. La plaque principale avec l'électronique de traitement du signal vidéo dissimule le bloc optique. En la soulevant, on arrive à avoir un aperçu intéressant
du cheminement de la lumière de la lampe jusqu'à l'optique. Le chemin de la lumière Sur l'image ci-dessus on voit le chemin oblique encapsulé dans un compartiment en plastique noir. Les trois panneaux LCD, reconnaissables au-dessus des câbles à bande plate, se trouvent juste avant l'optique. Nous passons à une autre étape pour dévoiler le
chemin de la lumière : Dans l'image ci-dessus, le mode de fonctionnement du projecteur peut être clairement décrit. La lumière de la lampe est d'abord " homogénéisée" par une constellation de lentilles (vers le bas à droite). Ensuite un premier miroir sépare le spectre de lampe bleu qui est orienté sur un autre miroir vers l'affichage à cristaux liquides du panneau bleu (flèche bleue). Le spectre de couleurs restant traverse le miroir comme une vitre (flèche jaune). Le deuxième miroir sépare maintenant la partie verte tandis que la lumière rouge restante est conduite par d'autres miroirs vers le troisième panneau (flèche rouge).
Dans l'image ci-dessus, les pignons de commande de l'iris sont visibles Dans le canal de lumière, on peut voir qu'il se situe entre la première et deuxième lentille (flèche rose).
Dans l'image ci-dessus le principe de fonctionnement est facile à mettre en évidence. Deux ailes d'aluminium sont couplées directement avec deux pignons et un moteur d'induction. L'avantage de ce moteur est qu'il travaille absolument sans bruit et avec un temps de réaction plus rapide que celui de notre il. Si l'iris doit être fermé (sur une image sombre), les ailes se tournent autour de leur axe longitudinal et diminuent l'intensité de la lumière comme le feraient deux portes qui se fermeraient sur la lumière du jour :
Ici nous pouvons découvrir l'iris en position fermé. Beaucoup moins de lumière parvient dans le canal et le contraste est clairement amélioré. C'est avec cette simple méthode que le PTAE-700 est le premier projecteur LCD à atteindre une valeur de contraste de 2000 :1 La construction technique du Panasonic PT-AE 700 est somme toute exemplaire
dans sa conception et son mode de fonctionnement. 1.2 Connectique / Signal (Know
How Link) Le panneau de connectique du PTAE-700 est situé à l'arrière de l'appareil. Ici nous pouvons trouver toutes les possibilités de liaison offertes dans le domaine du home cinéma.
Pour reproduire les signaux vidéos avec qualité on trouve ici une entrée YUV composante (3x Cinch), une entrée RGB H/V (Sub-D) et une prise numérique HDMI compatible HDCP, pour des signaux d'image traditionnels on trouve une entrée vidéo composite (Cinch) et une S-Video (Hosiden). Particulièrement peu répandue mais bien appréciable est la présence encore une fois chez Panasonic d'une prise péritel. Elle permet la connexion en RGB-S de démodulateurs satellite car peu de ceux-ci sont équipés d'une sortie YUV.
1.4 Installation (Know
How Link hier) Un gros défaut de son prédécesseur le PT-AE500 était le peu de flexibilité offerte dans son positionnement. Mais là également PANASONIC a amélioré le nouveau venu. La caractéristique principale est l'amplitude du zoom, unique. Il offre une grande marge de manoeuvre entre la distance de projection et la taille d'image souhaitée. Ainsi, le projecteur est remarquablement approprié pour presque chaque salle. Dans de petites salles la distance de projection peut être rendue plus courte tout en gardant une grande diagonale d'image, mais elle peut aussi être rallongée dans les salles plus grandes. La dimension d'image souhaitée peut être quasiment toujours obtenue.
Tableau des distances de projection du "PT-AE 700"
La variante de Panasonic ne fonctionne pas à l'aide de molettes crantées comme celle du Hitachi TX100, mais avec un " JOYSTICK " directement relié avec l'optique. Le bloc peut être déplacé dans n'importe quelle direction.
Si la position d'installation parfaite est trouvée, le joystick peut être bloqué en le tournant vers la droite et ce pour éviter un mouvement indésirable de l'optique. Cette procédure apparaît en théorie très simple
et parfaite, mais des limitations apparaissent en pratique : ainsi, avec
une grande compensation verticale, la marge de manoeuvre horizontale se
retrouve réduite. Puisque l'optique doit se trouver précisément
avec un Lens en position neutre dans le centre de l'image. Une autre restriction
d'utilisation nous est apparue en cours de projection : plus le Lens-Shift
est usité, plus des décalages de convergences sont facilement
perceptibles dans l'image. Ce n'est que lors d'un réglage neutre
du Lens qu'aucune dérive de couleurs ne peut être aperçue
. Panasonic aurait du apporter plus de soins à la conception de
ce dispositif, peut-être dans la prochaine génération
d'appareil ?
Vision un petit peu trop optimiste du constructeur des possibilités d'installation. Mais si on tient compte de la grande amplitude du zoom, le lens-shift perd un petit peu de son importance, puisqu'il devrait être possible généralement dans chaque pièce d'installer solidement le projecteur sur une table ou derrière les sièges ou encore dans une étagère
2. Utilisation (Know
How Link) Dans son utilisation on ne peut pas dire que Panasonic à réinventé
la roue, Panasonic a repris le concept du modèle précédant
et à ajouté quelques options. Cela est tout à fait
positif, car déjà avec le PT-AE500 le concept de fonctionnement
était bon. 2.1 Télécommande
La portée est absolument exemplaire et fonctionne aussi bien sur
de grandes distances que par réflection sur l'écran. De
cette façon on peut s'en servir rapidement et sans frustration
de ne pas voir l'appareil répondre aux commandes. Dans les salles
sombres, un rétro-éclairage orangé peut être
déclenché pour identifier les touches. Celui qui regarde la télécommande plus en détails pourra s'apercevoir qu'une nouvelle fonction est présente " gestion des couleurs ". Nous détaillerons celle-ci plus tard au cours de ce test. Si la télécommande n'est pas à portée de
mains ou si les piles sont vides, toutes les fonctions de celles-ci sont
accessibles avec les touches situées sur le haut du projecteur. Toutes les fonctions importantes sont ici disponibles. Ces touches concourent au design de l'appareil car elles sont finement découpées dans l'aluminium.
2.2 Menus Un peu austère dans sa conception graphique, mais très bien pensé dans sa structure. Tous les paramètres d'un groupe sont clairement identifiés.
Le temps de réponse est quasiment nul et permet une manipulation rapide et simple. Les options offertes pour le réglage de l'image sont particulièrement importantes pour un projecteur. Panasonic n'a pas introduit de nouvelles fonctions, à part la gestion des couleurs déjà évoquée. Sont présents les réglages classiques de gain et de bias pour le RGB ainsi qu'une correction des gammas sur trois niveaux (Bas, Moyen, Haut). Ce dernier réglage est certes pratique mais plutôt imprécis comparé à d'autres projecteurs home cinéma modernes. Au final, les possibilités d'utilisation sont abouties et correspondent
en tous points à un projecteur home cinéma. Les débutants
comme les utilisateurs expérimentés peuvent l'utiliser intuitivement
et efficacement.
Jusqu'ici, le PT-AE700 donne l'impression d'un appareil technologiquement
avancé. Mais qu'en est-il de l'aspect le plus important, la qualité
des images ? Est-ce que Panasonic peut répondre aux attentes des
intéressés ? 3.1 Screendoor / Raster (Know
How Link) Depuis deux générations d'appareils, Panasonic emploie
sa technologie propriétaire "Smooth Screen" afin de combler
l'écart avec les technologies DLP, voire LCOS. Pour ce faire, chacun
des pixels est rendu légèrement flou via une optique spéciale,
de facon à ce qu'aucune ligne de séparation visible n'apparaisse
plus à l'écran. ![]() Amoindrissement de la structure des pixels Cette technique fonctionne, la structure des pixels ne se remarque plus, même de près.
La netteté de l'image ne souffre pas par ailleurs de cet artifice, les contours demeurent bien différenciés les uns des autres. Mais cette "élimination" d'un des défauts du LCD en rend un autre d'autant plus visible. Ce sont les bien nommées "lignes de balayage" : comme les matrices LCD Epson sont commandées ligne par ligne, une certaine structure de lignes devient visible pour l'observateur attentif sur des mouvements verticaux, un peu comme sur un tube cathodique. Cet effet cependant est à peine discernable dès que l'observateur a un recul suffisant.
3.2 Qualité des couleurs (Know
How Link) Le diagramme ci-dessus montre l'ampleur des couleurs du PT-AE700 (triangle blanc), qui couvre presque l'ensemble du standard TVHD (triangle noir). Ceci permet une reproduction intense des couleurs, qui ne montre aucune faiblesse sur les films d'animation ou CGI, riches en couleurs.
Panasonic est cependant allé encore plus loin dans la recherche d'une reproduction exacte des couleurs, en intégrant pour la première fois la fonction " gestion des couleurs " dans les réglages de l'image. Derrière cette fonction se cache un système aussi intelligent que pratique. Avec un curseur, on sélectionne une couleur au choix à l'écran, pour laquelle on peut procéder à des réglages étendus tels la nuance, la saturation etc.
Les nouveaux réglages sont mémorisés de facon détaillée dans un profil. Toutes les modifications y sont très lisiblement affichées.. Cette option compliquée peut être utilisée par les
"vidéophiles extrémistes" pour aligner toutes
les couleurs primaires et secondaires sur les normes vidéo, puisque
chaque modification des couleurs primaires influe également sur
les couleurs composées. En accompagnant cela d'un réglage
de la balance des blancs, il n'y a plus de limite à la précision
que l'on peut obtenir. La précision avec laquelle le PT-AE700 reproduit
les couleurs du cinéma à l'écran ne dépend
plus que de l'habileté de l'utilisateur. Nous trouvons que de telles
possibilités de réglage sont exceptionnelles. Panasonic
a démontré ici que les exigences croissantes des amateurs
de home cinéma ont bien été prises en compte.
Panasonic n'a malheureusement pas intégré le choix direct de la température de couleur dans le menu image, mais différents préréglages aux noms abstraits comme "Natural", "Dynamic", "Video", "Cinema 1-3" etc. Nous avons procédé à nos mesures dans chacun de
ces modes afin d'obtenir la reproduction des couleurs la plus exacte possible
:
Derrière Normal, Video, Dynamic et Cinema2 se cachent les modes les plus lumineux du PT-AE700. Tout le potentiel de la lampe de projection est ici utilisé sans filtre, afin d'obtenir le contraste le plus élevé possible. Malheureusement, à cause du spectre de diffusion de la lampe UHP, les couleurs échappent à ce point à tout contrôle que ces modes sont inadaptés à une reproduction précise de film.
"Natural", "Cinema 1 / 3" Le mode "Cinema 3" et le mode "Natural" sont par contre optimisés pour un rendu précis des couleurs. Ils se rapprochent de la norme D65, sans pour autant l'atteindre.
Dans le mode Cinema1, le mélange des couleurs primaires est tel que le standard vidéo le prescrit. La température de couleur correspond sur l'ensemble des niveaux de luminosité à 6500 Kelvin :
Comme le précalibrage du fabriquant se déroule sous d'autres
conditions que celles de notre test (autre source, autre local, autre
écran etc.), ceci démontre à nouveau de facon claire
et " visible " que l'influence effective des autres éléments
de la chaîne de reproduction sur les résultats des mesures
est pour le moins très restreinte. Davantage sur ce sujet dans
notre Know-How Special: "Les
différents maillons de la chaîne home cinéma et leur
influence sur les mesures" Celui qui souhaite encore davantage de précision peut perfectionner la balance des blancs à l'aide des réglages RGB Gain & Bias dans le menu image. Ici aussi, la précision obtenue n'est limitée que par l'adresse de l'opérateur.
Le diagramme ci-dessus montre la précision dans la reproduction des couleurs que le PT-AE700 peut atteindre en mode "Natural". Ainsi réglées, les couleurs vont apparaître dans le film exactement telles qu'elles ont été enregistrées sur le DVD. Même les projecteurs de haut de gamme ne peuvent qu'améliorer légèrement un tel résultat.
3.4 Niveau de noir, contraste, luminosité
(Know
How Link) Dans les données techniques, Panasonic annonce obtenir grâce à l'iris variable un niveau de contraste de 2000:1, une valeur jusqu'ici unique dans l'univers de la projection LCD. Ce haut niveau de contraste est vraiment atteint dans la pratique. En exploitant à plein le contraste possible, le PTAE700 est effectivement capable d'un niveau de contraste d'environ 2100:1. Cependant ces valeurs exceptionnellement élevées on tun inconvénient décisif : elles ne peuvent être atteintes que dans les modes "Normal", "Video" ou "Dynamic". Mais comme nous l'avons constaté au chapitre précédent, ces modes ne permettent pas une reproduction précise des couleurs. A moins de passer par un Tuning supplémentaire du projecteur, l'utilisateur doit se décider entre des couleurs naturelles et un contraste top-niveau. Cependant, un très bon potentiel de contraste demeure même lors du choix d'une reproduction optimale des couleurs. Le PTAE700 atteint tout de même un contraste d'environ 950:1, avec des couleurs parfaites. Cette valeur se situe bien au dessus du standard LCD actuel et autorise une bonne dynamique de l'image: Le bon niveau de contraste résulte d'un niveau de noir impressionnant et, en parallèle, d'une luminosité maximum très bonne, qui permet de grandes largeurs d'image (au-delà de 2,5 m) sans problème. Les avantages du réglage dynamique de l'iris apparaissent ici: Le projecteur calcule en permanence à partir du signal vidéo recu si l'image à projeter contient davantage d'éléments sombres ou bien d'éléments lumineux. Et l'iris automatique s'adapte en conséquence : il se ferme sur les scènes sombres, restreignant ainsi la quantité de lumière et améliorant le niveau de noir. Afin que l'image ne souffre pas sur la représentation des détails, les niveaux de gamma sont en même temps relevés. Sur une scène de film claire au contraire, l'iris s'ouvre et permet d'exploiter toute la luminosité de la lampe de projection
Avec cette technique aussi simple que géniale, on peut utiliser tous les avantages d'un iris sans faire de compromis quant à la luminosité maximale. En pratique, Panasonic maîtrise si bien cette technique que l'il, en cours de film, ne remarque pas cette adaptation permanente de la luminosité. Il n'est éventuellement possible d'observer ces changements que si l'on se concentre, par exemple sur les bandes noires d'un film en Cinemascope (21:9). La luminosité de la lampe est gérée simultanément en continu avec l'iris adaptatif. Cette technique reprise du PTAE500 augmente à nouveau de facon visible le niveau de contraste, mais seulement si la lampe est utilisée en mode " forte puissance ". Globalement, nous avons été agréablement surpris par cette nouvelle technologie et espérons que d'autres fabricants reconnaissent le potentiel de cette technique et l'utilisent. Au final, le PTAE700 est un projecteur LCD avec un niveau de noir exemplaire et, en même temps, une luminosité maximale élevée. Un seul point demeure critiquable. Comme tous les projecteurs LCD avec
des matrices Epson, le PT-AE 700 montre également une nette touche
de bleu dans le noir. Cette coloration bleue enlève aux scènes
sombres un peu de leur naturel. Dominante de bleu dans le noir Nous observerons si ce défaut est amélioré dans
la prochaine génération de LCD.
Ce mode est tout particulièrement intéressant car il assure une reproduction parfaite des couleurs, comme nous l'avons vu aux chapitres précédents.
On voit sur le diagramme ci-dessus que la courbe de luminosité est nettement trop plate, avec une progression de 2,03. Avec cette valeur de gamma erronée, l'image apparaît légèrement délavée et ne profite pas à plein du haut niveau de contraste du projecteur. A l'aide des réglages gamma dans le menu image, il est possible de renforcer quelque peu la progression de la courbe jusqu'à une valeur de 2,15 en restant cependant de peu sous la norme vidéo. Cela se présente mieux avec le mode "Natural". Ce mode,
qui peut comme nous l'avons vu être ajusté pour une température
de couleur parfaite de 6500K, montre une progression homogène et
précise de 2,2: Natural: Gamma de 2,23 Ceci est une très bonne base de départ. A l'aide des réglages gamma du menu image, il est possible de progresser jusqu'à 2,4 si besoin est. Puisque le mode Cinema1 offre malheureusement trop peu de flexibilité sur les gammas, le mode Natural calibré sur D65 représente le meilleur choix pour celui qui accorde de l'importance à une reproduction parfaite des couleurs et à une répartition précise de la luminosité. Tous les autres modes d'image échouent sur la représentation
des couleurs, comme vu précédemment. Cependant et afin d'être
exhaustifs, voici les valeurs de gamma que nous y avons relevées: Cinema3: 2,06 Normal: 2,13 Dynamic: 1,94 (Courbe en S) Video: 2,26
3.6 Acuité / illumination /
convergence (Know
How Link) L'illumination de l'image se fait de façon homogène et même dans les coins on ne peut déceler une chute de la luminosité. Le hot-spot qui était décelable sur les projecteurs d'anciennes génération, appartient désormais au passé. Le piqué d'image n'est pas perturbé, par l'utilisation, même extrême, du lens-shift avec notre modèle de test nous n'avons pu déceler aucun coin plus flou que le reste de l'image. Voilà pour les points positifs par contre un déficit est clairement identifiable en matière de convergences. Plus on utilise le lens-shift et plus on met en évidence une déviation des couleurs . Ce n'est que lorsque le Lens-shift est en position neutre qu'aucune divergences de couleurs ne peut être constatée. Qui plus est le zoom a également une certaine influence sur la convergence. Panasonic a apparemment contrebalancé ce défaut en offrant
une grande amplitude de zoom. Le décalage de pixel n'est certes
pas vraiment sérieux lors de la diffusion de films mais la concurrence
fait mieux sur ce point, comme par exemple l'hitachi PJ-TX 100
3.7 Overscan (Know
How Link) Alors que d'autres constructeurs, ont tiré des leçons du passé et proposent dans leurs menus un Overscan débrayable, Panasonic n'a pas remédié à ce problème. Que ce soit en liaison analogique ou numérique en 576P, le PT-AE
700 perd à gauche et à droite environ 30 pixels links et
en haut et en bas environ 10 pixels. Ce qui entraîne perte d'environ
8 % de l'image, ce qui correspond à une valeur encore tolérable,
mais qui à nos yeux ne répond pas aux standards actuels.
Par chance en résolution native de 720 en dvi l'image est représentée
totalement Celui qui ne veut pas d'overscan doit se servir d'un lecteur
de dvd avec sortie HDMI ou DVI permettant l'upscaling. .
3.8 Désentrelaceur (Know
How Link) Jusqu'à présent, aucun projecteur LCD en dessous de 2000
euros n'avait proposé un désentrelaceur vraiment satisfaisant
pour traiter les films et les signaux vidéos. Nous étions
curieux de savoir si Panasonic avait trouvé une bonne solution
avec ce nouveau modèle. Des sources vidéo, comme des émissions TV, des retransmissions
sportives ou nos propres enregistrements vidéos, sont établis
selon un système de 50 trames différentes par seconde. Bien
que chaque image n'offre que la demi-résolution, elle représente
son propre instantané. Pour ce genre de sources, le PTAE700 montre
de bons résultats dans la plupart des cas. Avec le procédé
dénommé "Motion Adaptive", des éléments
d'images fixes sont communs à deux moitiés d'images tandis
que les éléments en mouvement sont interpolés par
le scaler électronique interne. Le procédé est bien
mis en application. Des images provenant par exemple d'un tuner satellite
sont convertis en progressive avec une très bonne précision
sans artefacts de mouvements ou autres dégradations de l'image.
Le PTAE700 convient ainsi remarquablement à la télévision.
Avec des sources cinéma, les films utilisent une fréquence de 24 images par seconde, pour une qualité d'image la meilleure possible, chacune des demies-images doivent être groupées. Cette procédure est désignée par "Filmmode". A l'époque, lors de notre test du PTAE500, nous avions eu des problèmes avec le mode de film. Le nouveau modèle Panasonic apporte un mode film qui convient mieux à notre matériel PAL. Les images cinéma sont assez bien reconstruites, par contre avec une perte de résolution dans les détails et une image scintillante par moment. Le désentrelaceur se trompe de temps et traite un film comme si c'était une source vidéo. Par moment, on peut voir apparaître de brèves pertes de détail. Celui qui veut une meilleure précision préféra utiliser un lecteur dvd progressif de bonne qualité. Le désentrelaceur électronique fait toutefois bien son
travail. Pour l'utlisation occasionnelle de signaux TV, ce projecteur
convient très bien. 3.9 Fidélité des détails
/ Mise à l'échelle / Netteté (Know
How Link) Toutefois, on ne profite de ce potentiel que si le traitement de signal
interne réalise un traitement d'image adéquat en coopération
avec le scaler électronique. 3.9.1 Traitement du signal
Lors de vision de sources analogiques, le traitement des signaux a une tendance nette aux doubles contours.
Avec des transitions de contrastes forts, on peut observer un effet dérangeant. A l'aide de la fonction de netteté, on peut par contre réduire ce problème à un niveau acceptable sans trop de perte de netteté. Cependant, d'autres projecteurs offrent ici un meilleur résultat.
Ce qui est tolérable lors d'une utilisation analogique ne devrait pas apparaître en numérique. Nous avons été d'autant surpris lorsque nous avons vus les doubles contours avec le PTAE700 connecté en signal numérique. Lors d'un affichage en 576p ce phénomène pouvait être réduit. En 720p, le réglage d'acuité n'a qu'une faible influence sur ces doubles contours.
Les possesseurs d'un PTAE700 devront faire avec ce problème d'artefact vidéo.
La résolution DVD (720x576 pixels) se trouve bien en dessous de la résolution native du projecteur. En conséquent, elle doit être converti par le scaler interne pour atteindre la résolution de 1280 pixels.
Lors d'une usage analogique, le signal PAL est converti convenablement jusqu'à une résolution de 6Mhz. On remarque à peine quelques fluctuations de linéarité.
Dans le secteur de 6,75 MHZ (image à droite), nous constatons toutefois des artefacts d'échelle visibles. Toutes les lignes ne sont pas uniformes et de même luminosité. Cela signifie que des petits détails et structures sont facilement dégradés lors de mouvements. En outre, des résolutions plus élevées montrent de nets défauts, la luminosité de petits détails est visiblement réduite, ce qui fait perdre une partie de la dynamique. Dans le secteur des couleurs, des artefacts d'échelle devraient
être à peine visible, toutefois nous constatons sur la représentation
ci-dessous une perte de dynamique de couleurs. Dans notre image d'essai
(à droite), les verts et magentas disparaissent au profit du gris:
Lors d'une lecture en numérique, beaucoup de petits détails ressortent d'avantage dans la dynamique de luminosité. Dans la haute résolution DVD aussi, l'ampleur de contraste est pleinement reçue.
L'échelle montre dans le secteur de 6MHz de légères inexactitudes (quelques lignes sont réduites dans leur luminosité). Dans le secteur de 6,75MHz, les inexactitudes ne sont pas vraiment plus faibles, les lignes montrent des fluctuations. Dans l'image d'un film, cela se répercute positivement par une représentation de détail plus pointue. La dynamique de couleurs avec une connection DVI est également plus précise. Jusqu'à la plus haute résolution DVD (3,375 MHz) les couleurs sont bien retranscrites sur la toile:
La résolution verticale de 576 pixels doit être augmentée pour atteindre 720 pixels, une telle procédure s'avère extrêmement difficile pour atteindre un résultat parfait
La représentation lors d'un affichage analogique et numérique est approximativement la même. Dans notre image de test en affichant des lignes blanches, nous constatons des fluctuations de linéarité, chaque deuxième ligne est plus sombre. Dans l'ensemble, la représentation du détail du PTAE700 va de satisfaisante à bonne. Le phénomène des doubles contours visibles en utilisation analogique et numérique amènent cependant une perte de détail. Il faut noter que, sur ce point, son prédécesseur faisait mieux. La mise à l'échelle est tout de même d'un bon niveau lors de la vision de signaux numériques.
Avec des images en format télévision standard 4:3, une
partie de la résolution horizontale est inutilisée. Comme
pour les téléviseurs 16:9 des barres noires apparaissent
à droite et à gauche de l'image. La résolution inhabituelle
de 960x720 pixels convient pourtant bien à notre standard PAL,
même en format 4:3, il n'y a pas de perte de détail notable. Cette formation de "nuage de couleur" est particulièrement visible sur les couleurs grises. Le PTAE700 ne propose pas une température de couleur toujours homogène. Sur notre appareil de test, nous avons constaté que la partie droite de l'image avait tendance à faire légèrement rougeoyer les gris. Le Shading de ce projecteur n'attire cependant pas l'attention en visionnant un film couleur. C'est en regardant un film noir/blanc que l'on pourra percevoir quelques teintes rougeâtres à droite de l'image.
Selon les modèles, ce Shading peut être différement
marqué. Ce n'est pas un véritable défaut, mais cela
reste inhérent à la technologie LCD.
Beaucoup de fans de home cinéma sont de plus en plus dérangés par le "vertical banding". Cela signifie une structure de bande verticale qui se remarque particulièrement dans des surfaces de couleurs homogènes (gris ou bleu par exemple) et les travellings horizontaux. Les panneaux Epson appliqués sur les projecteurs de dernière génération n'ont pas subi de grande amélioration. Toutefois, le PTAE700 propose une qualité d'image encore améliorée. Globalement, le procédé LCD a été amélioré dans une bonne mesure, la vision de films, même pour les yeux les plus exigeants, n'est pas gênée par des artefacts inhérents à cette technologie. Des utilisateurs ont aussi trouvé le moyen de réduire le vertical banding en modifiant le menu "flicker-service", vous pouvez également demander à votre revendeur s'il peut optimiser votre projecteur.
Le résultat se voit. Avec de bonnes sources, le nouveau projecteur Panasonic offre une qualité d'image agréable avec des couleurs brillantes et naturelles. L'effet de profondeur est grâce au contraste élevé et à une luminosité optimisée presque du niveau d'un DLP. La qualité des noirs est si bonne que lorsque de scènes sombres, le spectateur n'est pas dérangé par un manque de visibilité. En même temps, pour les scènes claires, l'image est lumineuse, cela permet de recourir à de grandes diagonales d'images sans problème. Malgré toutes ses qualités, le PTAE700 n'est pas un appareil parfait. Dans notre essai, surtout en lecture 576p, nous avons constaté une perte de détails dans le traitement des images qui se prononcent par les doubles contours, et la perte de netteté lors d'un signal analogique amène une perte de définition. Bien que ce projecteur propose un bon désentrelaceur, les sources
films ne sont pas aussi bien traitées que les sources vidéo.
Pour une qualité d'image maximale, nous recommandons de le raccorder
à un lecteur DVD permettant d'envoyer un signal à la norme
720p. Avec une telle combinaison, les défauts du projecteur (overscan,
scaling, pertes de détail) sont quasiment tous éliminés
et l'utilisateur pourra profiter d'une qualité d'image qui était
encore, il y a peu, inconcevable dans le segment des projecteurs LCD.
Pour atteindre la meilleure qualité possible avec le PTAE-700, il faut l'attaquer dans sa résolution native, donc des signaux HDTV 720p / 1080i. Nous avons bien sûr essayé et avons été enthousiasmés par le résultat. Avec un signal 720p, le projecteur reçoit un signal qui correspond pixel par pixel à sa résolution native et est donc parfaitement retransmis, cela laisse la norme DVD loin derrière. Avec un signal plus élevé, en 1920x1080i, l'image est aussi excellente grâce au désentrelaceur inclus, on peut par contre voir ici et là quelques artefacts dûs à la mise à l'échelle à 1280x720 pixels. Le HDTV est supérieur, non seulement dans la résolution, mais également dans la dynamique de l'image. En outre l'image ne comporte plus d'artefacts de compression. Quand on a vu du HDTV avec le PTAE700, on ne peut que trépigner d'impatience jusqu'à ce que des chaînes de télévision proposent enfin cette norme en Europe.
Les caractéristiques qui étaient déjà exemplaires pour le prédécesseur, sont maintenues. Ainsi, le menu est clair et sa prise en main est rapide. La connectique est complète, la prise Péritel est toujours là, la télécommande est pratique. Nous pouvons tout de même reprocher un léger pas en arrière dans le scaling et au niveau du traitement de signal. Panasonic aurait pu y apporter plus de soin. Nous pouvons dire la même chose concernant le Lens-Shift dont les avantages sont compromis par un léger décalage de convergence.
6. Évaluation + Très haut contraste - Lenshift occasionnant des erreurs de convergences
Traduction avec son aimable autorisation : Grégory WALTER (worf), Olivier CARPAUTAUX (olivier27) et Pierre-Yves DURAND (Pilroy). Copyright et reproduction écrite ou électronique interdite sans autorisation.
Remarque: Ce test montre les résultats obtenus avec ce projecteur
avec l'aide des règlages usines. Avec un tuning particulier, le
potentiel de l'appareil peut être grandement amélioré.
Plus de détails ici : >hier<.
7. Détais techniques (Données constructeurs!):
- 16:9 Format
Connectique
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